26/01/09

Histoire de generations

Salmson 2A2 de l'escadrille SAL 40 Toute passion a son origine, et j'ai trouvé une illustration de la source de ma passion pour l'aviation.

Voici mon arrière grand-père devant l'un des superbes appareils qu'il a pilotés, un Salmson 2A2 d'observation faisant partie de l'escadrille "SAL 40" de l'armée Française dont on peut observer l'emblème sur le côté du fuselage.

C'est donc une passion qui remonte 3 générations en arrière, puis qui a été transmise par mon grand-père et mon père, eux aussi porteurs de l'héréditaire chromosome du pilotage.

... A qui le tour ?

24/01/09

Train d'atterrissage, travaux pratiques

Train avant d'Airbus A319L'ATPL (Air Transport Pilot License, ou certificats théoriques du pilote de ligne), c'est un vaste ensemble de notions théoriques relatives à l'aéronautique, et particulièrement aux mécanismes qui composent les aéronefs. Mais rien de tel qu'une petite mise en situation pour vraiment assimiler ces concepts techniques, et mon poste actuel de Steward basé à Orly m'apporte de belles opportunités d'assimilation.

Aujourd'hui je vais m'attarder sur l'un des 14 certificats de l'ATPL, Aircraft General Knowledge (Connaissances Générales Avion en Français, l'un des gros morceaux des certificats) section "Train d'atterrissage".
L'un des systèmes fort bien conçus des trains d'atterrissage est un interrupteur placé dans les amortisseurs de l'appareil. Si ce contacteur détecte que l'amortisseur est compressé, donc que l'avion est au sol, il empêche la rentrée des trains d'atterrissage pour éviter un malheureux incident sur le tarmac ... Le train peut ainsi être rétracté uniquement quand l'avion a quitté le sol. En lisant ce paragraphe, je me rappelle avoir été agréablement surpris par la simplicité et l'ingéniosité de ce système parfait !

Oui, mais en fait pas forcément ... Hier lors d'un aller-retour entre Orly et Toulouse qui s'annonçait certes venteux mais paisible, une volonté technique supérieure à la nôtre a décidé que nous resterions en région parisienne. Ce petit interrupteur de compression de notre Airbus A319 a en effet choisi de ne pas détecter la détente d'un amortisseur.

Le résultat est simple, le train d'atterrissage ne pouvant pas être rentré, nous avons voyagé à basse altitude aux environs de la capitale afin d'alléger l'appareil en kérozène, puis nous nous sommes reposés sur l'aéroport d'Orly, accueillis par un cortège de gyrophares.

Maintenant, j'ai très bien compris les principes et les faiblesses de ce mécanisme. Et puis moins de deux heures plus tard, l'aéroport de Toulouse fermait à cause des violentes rafales de vent qui y sévissaient...

19/01/09

L'avion, un mauvais oiseau

Mouette en vol stationnaireCe n'est pas un secret, l'avion est créé sur la base de nos maîtres inspirateurs en matière de vol : les oiseaux.

Dans certains processus d'apprentissage, il arrive que l'élève dépasse le maître. Mais dans notre cas, on en est franchement loin ! J'ai passé 6 mois complets à apprendre les principes de bases de l'aviation, mais à observer les oiseaux je réalise à quel point nos machines volantes sont simples par rapport à la perfection de nos amis ailés.
Eux sont tellement évolués qu'ils sont capables de jouer avec le vent pour faire du vol quasi-stationnaire (ça, des avions tels que le Storch savent le faire) afin d'attraper des miettes de pain lancés par des promeneurs (ça, le Storch ne le fait pas) ! Eux ne passent pas en premier titre des bulletins d'informations du monde entier quand ils réussissent un amerrissage. Enfin, eux n'ont pas besoin de gyroscopes pour réaliser une navigation précise.

Les créations de la Nature constituent notre source d'inspiration primaire mais sont tellement abouties qu'il me parait impossible d'atteindre leur perfection.

En tout cas les oiseaux décollent et se posent face au vent, alors moi je fais pareil pour ne pas vexer la Nature.

04/01/09

Voltige de nouvelle annee

Cap 10 F-GUMI

La nouvelle année débute bien ! Au programme du 3 Janvier, 40 minutes de voltige à bord de ce beau Cap 10 (la photo est la propriété de l'auteur du blog TLS Spotting) basé sur l'aérodrome de Nangis.

Au-delà des sensations un peu inhabituelles que j'ai vécues, cette séance de voltige est à mon avis très utile pour tout pilote car elle permet d'acquérir des réflexes de rétablissement de situations inusuelles. S'entrainer à sortir d'une vrille et d'un décrochage peut être vital pour résoudre une situation qui tourne mal sur un avion classique. Les boucles, renversements et autres tonneaux barriqués sont un peu moins justifiables par cet argument de sécurité... mais après tout, ces figures permettent d'apprendre à mieux maitriser nos machines volantes !

Côté technique, le Cap 10 m'a aussi permis de découvrir la difficulté de faire rouler, décoller et atterrir un avion à train classique (une roulette de queue et deux roues vers l'avant) pour moi qui ne connais que des Cessna à train tricycle (une roulette de nez et deux roues au centre).

C'est sympa de voir la terre tourner dans tous les sens, la gravité me semble maintenant bel et bien surmontée !