30/09/08

Les Reno Air Races

Chaque année au mois de Septembre se tient aux Etats-Unis un événement aérien unique, les Reno National Championship Air Races. Durant une semaine, des courses s'enchaînent sur le terrain de Reno Stead airfield au Nevada, entrecoupées de shows spectaculaires pour divertir le public.

Grumman F7F TigerCat Big BossmanCes courses sont l'occasion d'admirer des appareils hors norme se poursuivant autour de pylônes à des vitesses ahurissantes. Les chiffres sont plutôt surprenants lors de ce championnat : certains avions ont des moteurs à pistons de plus de 4000 chevaux et affichent des vitesses moyennes en course supérieures à 750km/h, ceci à 50 mètres du sol. L'appareil photographié ici est le Grumman F7F TigerCat nommé "Big Bossman" et piloté par Mike Brown.

Afin de remporter le million de Dollars mis en jeu, les pilotes prennent un maximum de risques. Lors de ma visite pendant l'édition 2007, deux aviateurs ont perdu la vie en course. Bien que très éloignés de la réalité quotidienne du pilote, ces accidents nous rappellent qu'un avion est extrêmement fragile et qu'une erreur commise proche du sol à grande vitesse pardonne peu, même avec énormément d'expérience.

Quoiqu'il en soit, show must go on ! Le spectacle est extraordinaire, et si loin de ce que l'on peut voir en France ...

22/09/08

Survol de regions isolees

L'une des problématiques de l'aviation de ligne est le survol de régions isolées comme les déserts ou les océans. Ces zones sont parfois très étendues et il est impossible de s'y poser en cas d'interruption du vol car on n'y trouve pas d'aérodrome adéquat.

A la naissance du transport aérien, les trajets étaient créés pour éviter de se retrouver dans une situation comme celle-ci, il fallait ainsi à tout moment être à moins de 60 minutes d'un aérodrome (en prenant en compte la vitesse avec un moteur en panne) et les routes étaient donc loin d'être directes.
La première solution fut intégrée dans la conception des aéronefs eux-mêmes, dotés de 3 ou 4 réacteurs. Pour ces appareils, la panne d'un moteur devenait moins problématique et des routes plus directes pouvaient donc être empruntées. Mais la contrainte des 60 minutes s'appliquait cependant encore aux biréacteurs, les privant de certains trajets.

Aujourd'hui, les avancées techniques ont permis à l'industrie aéronautique d'aboutir à un excellent niveau de fiabilité et de performances : les réacteurs tombent très rarement en panne et les bimoteurs volent très bien sur un seul moteur. Grâce à ceci, des routes beaucoup plus directes sont empruntées, permettant d'énormes gains en temps de trajet, en quantité de carburant consommé et bien sur en CO2 rejeté dans l'atmosphère.
Cette utilisation des avions de transport biréacteurs est réglementée par l'intermédiaire du standard ETOPS (Extended-range Twin-engine Operation Performance Standards). Une approbation ETOPS s'applique à un transporteur, pour un type avion donné équipé d'un type de réacteur précis. C'est ainsi la conception de l'appareil et des moteurs, leur maintenance et le suivi des vols réalisé par l'opérateur qui sont certifiés pour pouvoir dépasser la limite des 60 minutes autour d'un aérodrome.

Survol de la SiberieLes Boeing 777 d'Air France (et leurs réacteurs General Electrics GE90) sont par exemple dotés de l'approbation ETOPS 180, leur permettant de s'éloigner jusqu'à 180 minutes (toujours à la vitesse de l'appareil avec un moteur en panne) d'un terrain utilisable pour atterrir.
Cette approbation permet par exemple d'utiliser des trajectoires directes entre la France et l'Asie, en traversant les régions isolées de Sibérie comme c'est le cas sur cette photo.

Pour un pilote privé volant sur un avion monomoteur, la notion d'ETOPS n'existe pas : en cas de panne on se reporte à un choix de champ pour un atterrissage en campagne.

Paris - Hong-Kong, 10h50.


->Pour plus d'informations voir l'article Wikipédia sur les approbations ETOPS

19/09/08

Tour de Bretagne Acte III

Dernier acte du tour de Bretagne.
Levés tôt le matin pour aller vérifier les conditions météorologiques du jour sur Internet, le résultat est plaisant. Il fait beau à peu près partout en France mis à part quelques orages sur le Sud, mais cela ne nous regarde pas. Aujourd'hui, nous longerons la côte de Quiberon à La Baule où nous dirons au revoir à l'océan. La route sera ensuite directe jusqu'à Toussus avec une escale au Mans pour se reposer et découvrir un aérodrome historique.

Marais salants de GuerandeLe temps le permettant, nous décollons à 16h de Quiberon, puis nous longeons la côte en survolant le Golfe du Morbihan, l'embouchure de la Vilaine puis Guérande et ses marais salants (voir la photo) en arrivant sur La Baule. Un point tournant 3000 pieds à la verticale de l'aérodrome de la Baule puis c'est un cap direct vers Le Mans.
A 18h06, nous voilà posés et nous aurons le privilège d'admirer dans un hangar la magnifique réplique volante du Wright Flyer des frères Wright (entièrement réalisée par des bénévoles de l'association Le Mans Sarthe Aéro Retro), qui est ni plus ni moins le premier vrai avion motorisé de l'histoire.
Nous redécollerons une ultime fois pour rejoindre Toussus, ce sera le dernier atterrissage du voyage.

Au total, 8h30 de vol sur trois jours, pas mal de chance pour la météo, un itinéraire avec des paysages très variés et enfin une fabuleuse expérience en ce qui concerne la navigation, le pilotage et tout ce qui va avec. L'avion permet de voyager vite et bien, et ce genre d'expérience ne peut que confirmer mon souhait de persévérer vers la voie professionnelle !

Quiberon - Le Mans - Toussus, 3h24.

17/09/08

Tour de Bretagne Acte II

Le deuxième jour du voyage était sensé nous emmener de Morlaix à Quiberon en passant par l'extrémité Ouest de la pointe Bretonne puis par Brest pour rejoindre la côte Sud que nous devions longer jusqu'à la presqu'île. En bref, faire le tour de la péninsule.

Manche a air de MorlaixMais ce jour là, le climat Breton en a décidé autrement. La perturbation arrivée quelques minutes après notre atterrissage la veille sévissait encore le matin, nous empêchant de quitter Morlaix. Après une étude des conditions météo, quelques passages à la tour de contrôle et plusieurs heures d'attente, le nouveau projet est clair : la situation est trop mauvaise vers l'Ouest et il fait beau au Sud, nous couperons donc directement par les terres entre Morlaix et Quiberon.

Le vent est encore soutenu à 14h peu avant notre départ comme l'indique la manche à air : 22 noeuds (41 km/h) établis, 26 noeuds (48 km/h) en rafales. Cependant le vent est quasi-parfaitement dans l'axe de la piste et très régulier, ne présentant donc pas de risque particulier à part celui de ne pas avancer très vite une fois en vol ... avec 5h de carburant pour 1h de vol prévue, ça devrait quand même aller.

Arrivée au-dessus de la presqu'ile de QuiberonAprès une traversée campagnarde fortement perturbée par le contrôle de l'aéroport de Lorient, nous voicis en vue de la prequ'île de Quiberon avec un temps superbe, quel changement ! Et quelle sublime récompense !

Nous nous poserons ensuite quelques minutes sur l'aérodrome pour emmener nos hôtes du soir autour de Belle-Ile et de Quiberon, puis c'est la fin de cette seconde journée, riche en réflexion, doutes et remises en questions.

Morlaix - Quiberon - Belle-Ile - Quiberon, 2h00.

16/09/08

Tour de Bretagne Acte I

Comme rapidement évoqué dans un article précédent, j'ai réalisé fin Juillet un voyage de trois jours en Cessna 172 consistant à longer les côtes autour de la pointe Bretonne, et ceci en compagnie d'une bien agréable passagère-photographe.

La première étape s'est déroulée en deux vols, le premier entre Toussus et Flers puis le second pour rejoindre Morlaix, notre escale du soir. Arrivés les yeux remplis de paysages magnifiques, nous avons de peu évité quelques orages en formation le matin puis un front d'Ouest fort humide arrivé à Morlaix plus tôt que prévu, et vraiment peu de temps après nous !

Voici quelques images de la première journée, en plus de celle du Mont-Saint-Michel dans un article précédent :

Le Fort-la-Latte, dominant la mer sur son impressionnant cap rocheux.
Fort-la-Latte

L'Ile de Béniguet, faisant partie du superbe archipel de Bréhat.
Ile de Biniguet

Et enfin une vue d'ensemble de l'Ile de Bréhat.
Ile de Brehat

Toussus - Flers - Morlaix, 3h06.

15/09/08

Voyage numerique

Voici un montage vidéo de quelques minutes en Cessna 152 lors d'un vol Toussus -> Pont-sur-Yonne -> Toussus. Au programme : quelques châteaux, les magnifiquement colorés méandres de l'Yonne, la ville de Fontainebleau et sa très célèbre forêt et enfin l'aérodrome de la Ferté Alais avec les avions anciens de l'Amicale Jean-Baptiste Salis.




13/09/08

Facteur 10

Mont-Saint-Michel de 30000 piedsVoilà 3 ans presque jour pour jour, je me trouvais dans un Boeing 777 entre Paris et New-York. Une vingtaine de minutes après le décollage, nous voici à la frontière du continent européen, prêts à traverser l'Atlantique Nord pour rejoindre l'Amérique ! En dessous de nous, 30000 pieds (environ 9000m) et quelques Cumulus plus bas, se trouve un mont qui chaque année attire ses 3 millions de visiteurs. C'est bien le Mont-Saint-Michel, et je n'avais pas pu me retenir d'en prendre une photo.


Mont-Saint-Michel de 3000 piedsCet été, deux heures de Cessna 172 après avoir quitté Paris pour rejoindre non pas les Etats-Unis mais Morlaix, le Mont-Saint-Michel se trouvait de nouveau sur ma route. Voici donc une vue de ce magnifique site, prise d'une altitude de 3000 pieds (900m), soit dix fois plus bas que précédemment.

Quelques jours plus tard, j'y suis retourné pour visiter le lieu, à pied cette fois-ci.


C'est un peu difficile à admettre, mais pour certains lieux, je trouve la vue plus belle du sol.


-> Plus d'informations concernant le Mont-Saint-Michel sur l'article Wikipedia.

12/09/08

Unite Zero Zero

Navigation des 100h

Et voilà, il aura fallu deux ans et neuf mois à partir de ma première leçon de pilotage pour franchir ce seuil, celui qui fait passer le compteur des heures de vol de deux à trois chiffres.

Pour cette étape symbolique j'ai effectué une navigation à travers la Sologne suivie du survol de quelques châteaux bien connus comme Chenonceau, Amboise et Chambord. Le tout agrémenté d'un agréable arrêt sur l'aérodrome d'Amboise, et voilà une merveilleuse après-midi de voyage que je n'oublierai pas !

Il parait que les 100 premières heures de vol sont les plus difficiles à obtenir. Je vais vérifier ça...

Toussus - Amboise - Epernon - Toussus, 3h18.